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Le Defender électrique repoussé à la prochaine décennie

Auteur auto.pub | Publié le : 26.08.2026

Le Land Rover Defender entièrement électrique met plus de temps que prévu à arriver. JLR a repoussé d’au moins deux ans la prochaine refonte générationnelle majeure du Defender, et le lancement d’un Defender électrique grand format est repoussé avec elle. Selon les indications actuelles, il est peu probable qu’il apparaisse avant le début des années 2030.

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Le Defender actuel est peu adapté à une grande batterie

Le problème ne se limite pas à la demande de véhicules électriques. L’architecture du Defender actuel rend difficile l’intégration d’une chaîne de traction entièrement électrique avec une grande batterie de traction.

JLR l’a déjà reconnu. En 2025, des dirigeants de l’entreprise ont déclaré à Autocar que la structure du Defender existant imposait d’importantes contraintes sur l’intégration de la batterie. La configuration des essieux et la nécessité de préserver les capacités tout-terrain emblématiques du Defender rendent le défi encore plus difficile.

Avec un tout-terrain électrique, il ne suffit pas de placer une batterie sous le plancher. Le Defender doit toujours disposer d’une garde au sol importante, d’angles d’attaque et de sortie adaptés, d’un généreux débattement de suspension et de la capacité à affronter des terrains tout-terrain exigeants. Dans le même temps, une grande batterie ajoute des centaines de kilogrammes et exige une protection robuste contre les charges en cas de collision comme contre les impacts par le dessous.

Développer une version électrique du modèle actuel serait donc un coûteux exercice de compromis — qui pourrait affaiblir précisément les qualités pour lesquelles les acheteurs choisissent un Defender en premier lieu.

Le Defender de nouvelle génération glisse vers les années 2030

Selon The Times, une refonte majeure du Defender était initialement attendue autour de 2028 ou 2029, bien que JLR n’ait jamais annoncé de date de lancement officielle. L’entreprise a désormais repoussé le projet d’environ deux ans, décalant à la fois le modèle de nouvelle génération et la version électrique qui lui est associée vers les années 2030.

Le raisonnement de JLR inclut les solides performances commerciales du Defender actuel. Cela réduit la pression de se précipiter dans un coûteux programme de remplacement. Le Defender est devenu l’une des familles de modèles les plus importantes et les plus rentables de l’entreprise.

L’argent compte aussi. JLR doit investir simultanément dans plusieurs programmes de véhicules électriques, tandis que les changements du commerce international et la hausse des coûts ajoutent une pression supplémentaire. Remplacer le Defender grand format alors que le modèle actuel continue de très bien se vendre n’est donc pas l’investissement le plus susceptible d’offrir un retour rapide.

Un Defender électrique plus petit reste envisagé

Cela ne signifie pas que JLR abandonne ses projets d’électrification du nom Defender. Le développement se poursuit sur un modèle plus petit, officieusement appelé le « baby Defender ». Il pourrait devenir le premier véhicule entièrement électrique à porter le badge Defender.

La stratégie est logique. Un SUV plus compact consomme moins d’énergie, ce qui permet d’obtenir une autonomie utile avec une batterie plus petite et plus légère. Cela réduit à son tour le poids et les coûts de production.

L’équation est bien plus difficile pour le Defender grand format. Si un tout-terrain à quatre roues motrices de plusieurs tonnes doit combiner une grande autonomie sur autoroute avec de véritables capacités tout-terrain, la capacité de la batterie devient rapidement importante. À mesure qu’elle augmente, les coûts et le poids augmentent également.

Les rivaux ne restent pas immobiles

Ce retard signifie que le Defender pourrait être absent pendant un certain temps du segment des tout-terrain électriques de luxe. Mercedes-Benz a déjà lancé une Classe G électrique, tandis que le choix de grands SUV électriques continue de s’élargir.

JLR dispose toutefois d’un avantage important. Les acheteurs de Defender ne choisissent pas ce véhicule uniquement en fonction de sa chaîne de traction. Une grande partie de son attrait repose sur son design distinctif, ses capacités tout-terrain et son identité de marque ; le commercialiser dans une version électrique aussi vite que possible n’est donc pas nécessairement la solution la plus judicieuse.

Électrifier le Defender actuel au prix de compromis majeurs pourrait s’avérer un risque encore plus grand que d’attendre. Si JLR met ce temps supplémentaire à profit pour développer une architecture conçue dès le départ autour de la propulsion électrique, le Defender de la prochaine décennie pourrait offrir un équilibre bien plus convaincant entre autonomie, poids et capacités tout-terrain.

Un retard de deux ans ne signifie donc pas la fin du Defender électrique. Il souligne au contraire à quel point il est difficile d’électrifier un véhicule dont on attend bien davantage que de simplement progresser sur route en silence et rapidement.

Le Defender actuel est peu adapté à une grande batterie

Le problème ne se limite pas à la demande de véhicules électriques. L’architecture du Defender actuel rend difficile l’intégration d’une chaîne de traction entièrement électrique avec une grande batterie de traction.

JLR l’a déjà reconnu. En 2025, des dirigeants de l’entreprise ont déclaré à Autocar que la structure du Defender existant imposait d’importantes contraintes sur l’intégration de la batterie. La configuration des essieux et la nécessité de préserver les capacités tout-terrain emblématiques du Defender rendent le défi encore plus difficile.

Avec un tout-terrain électrique, il ne suffit pas de placer une batterie sous le plancher. Le Defender doit toujours disposer d’une garde au sol importante, d’angles d’attaque et de sortie adaptés, d’un généreux débattement de suspension et de la capacité à affronter des terrains tout-terrain exigeants. Dans le même temps, une grande batterie ajoute des centaines de kilogrammes et exige une protection robuste contre les charges en cas de collision comme contre les impacts par le dessous.

Développer une version électrique du modèle actuel serait donc un coûteux exercice de compromis — qui pourrait affaiblir précisément les qualités pour lesquelles les acheteurs choisissent un Defender en premier lieu.

Le Defender de nouvelle génération glisse vers les années 2030

Selon The Times, une refonte majeure du Defender était initialement attendue autour de 2028 ou 2029, bien que JLR n’ait jamais annoncé de date de lancement officielle. L’entreprise a désormais repoussé le projet d’environ deux ans, décalant à la fois le modèle de nouvelle génération et la version électrique qui lui est associée vers les années 2030.

Le raisonnement de JLR inclut les solides performances commerciales du Defender actuel. Cela réduit la pression de se précipiter dans un coûteux programme de remplacement. Le Defender est devenu l’une des familles de modèles les plus importantes et les plus rentables de l’entreprise.

L’argent compte aussi. JLR doit investir simultanément dans plusieurs programmes de véhicules électriques, tandis que les changements du commerce international et la hausse des coûts ajoutent une pression supplémentaire. Remplacer le Defender grand format alors que le modèle actuel continue de très bien se vendre n’est donc pas l’investissement le plus susceptible d’offrir un retour rapide.

Un Defender électrique plus petit reste envisagé

Cela ne signifie pas que JLR abandonne ses projets d’électrification du nom Defender. Le développement se poursuit sur un modèle plus petit, officieusement appelé le « baby Defender ». Il pourrait devenir le premier véhicule entièrement électrique à porter le badge Defender.

La stratégie est logique. Un SUV plus compact consomme moins d’énergie, ce qui permet d’obtenir une autonomie utile avec une batterie plus petite et plus légère. Cela réduit à son tour le poids et les coûts de production.

L’équation est bien plus difficile pour le Defender grand format. Si un tout-terrain à quatre roues motrices de plusieurs tonnes doit combiner une grande autonomie sur autoroute avec de véritables capacités tout-terrain, la capacité de la batterie devient rapidement importante. À mesure qu’elle augmente, les coûts et le poids augmentent également.

Les rivaux ne restent pas immobiles

Ce retard signifie que le Defender pourrait être absent pendant un certain temps du segment des tout-terrain électriques de luxe. Mercedes-Benz a déjà lancé une Classe G électrique, tandis que le choix de grands SUV électriques continue de s’élargir.

JLR dispose toutefois d’un avantage important. Les acheteurs de Defender ne choisissent pas ce véhicule uniquement en fonction de sa chaîne de traction. Une grande partie de son attrait repose sur son design distinctif, ses capacités tout-terrain et son identité de marque ; le commercialiser dans une version électrique aussi vite que possible n’est donc pas nécessairement la solution la plus judicieuse.

Électrifier le Defender actuel au prix de compromis majeurs pourrait s’avérer un risque encore plus grand que d’attendre. Si JLR met ce temps supplémentaire à profit pour développer une architecture conçue dès le départ autour de la propulsion électrique, le Defender de la prochaine décennie pourrait offrir un équilibre bien plus convaincant entre autonomie, poids et capacités tout-terrain.

Un retard de deux ans ne signifie donc pas la fin du Defender électrique. Il souligne au contraire à quel point il est difficile d’électrifier un véhicule dont on attend bien davantage que de simplement progresser sur route en silence et rapidement.


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